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LA MERE, FIGURE PRINCIPALE D’ATTACHEMENT DU JEUNE ENFANT?réflexion de Jean-Louis Touchot, titulaire d'un Diplome des Hautes Etudes en Pratiques Sociales, et d'un DESS Grade de Master à la formation d'adulte, accompagnement individuelle à la recherche action
Introduction : des positions qui font débat
Selon certaines affirmations,l’alternance de la résidence, pour les enfants de bas âge, mettrait en péril leur développement en les plongeant dans de l’insécurité,du fait d’une rupture de l’attachement avec leur maman, qui pour certains pédopsychiatres serait primordial. Comme toujours lorsqu’une problématique concerne un fait de société, des thèses différentes sont mises en avant et souvent le débat entre les chercheurs tourne autour des méthodes, et les malheureux parents non « autorisés » scientifiques dont je fais partie s’interrogent devant des affirmations de danger des « contre » qui publient une liste importantes d’études scientifiques à l’appui de leurs dires, et sur les bienfaits des « pour » qui publient une même quantité d’études scientifiques pour appuyer leurs thèses. Sur le plan médiatique, on observe d’un coté la position très dogmatique du Docteur Berger Chef du service de Pédopsychiatrie du CHU de St Etienne, reprise par l’association « l’enfant d’abord » qui au nom d’un indispensable attachement de l’enfant à la mère prône l’interdiction de l’alternance de la résidence avant l’age de six ans, de l’autre coté G. Neyrand sociologue et G. Poussin psychologue et professeur, relativisent le danger de l’alternance,en appuyant leurs hypothèses sur des observations ,il est vrai sans un réel suivi longitudinal à très long terme, et leurs travaux et hypothèses sont souvent repris par les associations de pères, favorables au développement de la pratique de la résidence alternée. Dans ce débat, ou les méthodes d’analyse sont mise en cause, des « Freudiens » affirment que seuls les observations sur des patients appartenant plus ou moins au registre de la psychopathologie sont fiables, face à des « sociologues » qui sont plus dans une démarche sociologique d'observation de sujet, d'interrogation sur des pratiques d'acteurs JAF, telle que celle pratiquée par J.Piaget ( premier à considérer le bébé comme un sujet de recherche "épistémique" et non "psychologique", et à lui attribuer une intelligence) préférant l’observation directe d’enfants au cours de leur développement, dans un contexte de situation vécue. Selon le Professeur Maurice Berger (pédopsychiatre et chef du service de pédopsychiatrie à l'hôpital Bellevue de St Etienne) « pendant les premières années de la vie de l'enfant, le père a beau être attentif et présent, l'aimer, s'en occuper, il n'est pas l'égal de la mère dans le psychisme du bébé. Tout simplement parce qu'il n'a pas la capacité d'être « enceint », ni celle d'allaiter et que son fonctionnement psychique est différent de la maman » (familli septembre 2003 propose recueillis par Claude de Fay). Pour lui « il n'y a donc qu'une solution: le fractionnement évolutif des temps d'hébergement chez le père » (dialogue N° 155), celui-ci prenant sa place « un peu plus tard » Pour le Professeur Berger:" si une résidence alternée est mise en place trop précocement , cette base de sécurité est inaceptable à l'enfant pendant une durée trop longue, et l'absence de sentiment de sécurité risque alors d'entraîner la constitution d'un attachement dit désorienté-désorganisé"Allertée par le Professeur Berger, l'association française de psychiatrie, qui se représente comme une "association scientifique" regroupant le plus grand nombre de psychiatres , intervient en Juillet 2002, auprès de Mr Mattei, Ministre de la Santé et de Mr Perben Garde des sceaux, estimant que la loi sur la résidence alternée : " représente un vrai jugement de Salomon car, ne pas diférencier les besoins d'un enfant de 2 mois avec ceux d'un enfant de 2 ans, est une méconnaissance dont les effets peuvent être particulièrement graves pour le développement de l'enfant " Notons au passage que le fameux jugement de Salomon concernait deux mères! Cette association cite pour exemple une pratique des médecins hospitaliers:" les médecins hospitaliers ont pris l’habitude d’encourager les mères à accompagner leurs nourrissons dont l’état de santé nécessite une hospitalisation." Cette association scientifique de psy, se réfère certainement à une circulaire adressée aux hopitaux pour encourager la création de chambres mère-enfant dans les services de gynécologie-obstétrique appelé Unité Kangourou. Cette association reconnait au parent les mêmes droits "mais
pas la même utilité au même moment, pour
l’enfant. Méconnaître la prééminence
de la mère au début de la vie, c’est
méconnaître que le petit d’homme naît
prématuré, qu’il poursuit alors son
développement neuro-encéphalique et qu’il ne
commence à s'individuerqu’après un temps d'intense
relation avec la mère et avec le corps de la mère" Pour lui, le modèle d'attachement centré sur la mère, reste très prégnant dans les milieux médicaux et psychologiques, alors qu'aujoiurd'hui un modèle "triadique" est reconnu et non plus la simple dyade mère/enfant, il fait l'hypothèse que la proximité du père au bébé est quelque chose de dérangeant pour les représentations de la paternité. Au delà des possibilités de pathologies psychiques qui existent, G.Neyrand conteste la généralisation de ces cas, et s'interroge : « remet on en cause l’idée que les enfants soient habituellement élevés dans la famille biparentale au prétexte que certains couples parentaux sont générateurs de pathologie psychique pour leurs enfants ou s’adonnent à des sévices à leur égard ? »,il fait l'hypothèse que la proximité du père au bébé est quelque chose de dérangeant pour les représentations de la paternité. Il précise:" de telles prises de positions relayées dans les médias et en direction du monde politique, si elles présentent l'avantage de redire qu'il ne faut pas procéder n'importe comment en matière de résidence alternée, montrent que les enjeux du débat sur la résidence alternée ne sont pas minces, et viennent rappeler qu'à travers les conceptions de la place de chacun des parents à l'égard de l'enfant, ce sont plus globalement des conceptions de l'ordre du monde et de la société qui sont aussi en jeu"
Le psychologue G.Poussin
écrit que l’étude de Solomon et George, référence phare des anti-résidence
alternée, n’est pas probante , et se réfère plutôt à celle de RA Warshak(2000) qui
estime que la sécurité de l’attachement dépend surtout de la qualité des soins
dispensés à l’enfant G.Neyrand et G.Poussin d’une
manière générale indiquent que l’important c’est de trouver une solution qui
permette à l’enfant un véritable accès à ses deux parents sans privilégier l’un
ou l’autre Ce que confirme
Jean Lecamus Professeur émérite de psychologie sociale à luniversité de
Toulouse-Le Mirail qui dans un interview de
"LA CROIX" du 14 Février 2006 indique : « Le père peut devenir une figure
d’attachement aussi fiable que la mère et la meilleure configuration
relationnelle est celle où l’enfant est parvenu à s’attacher à ses deux
parents. Voilà ce que les recherches actuelles nous enseignent. Comme le
psychanalyste M.Tord l’indique dans Dialogue N°101 les consultations
psychologiques de personnes : « ne
peuvent s’adresser qu’à un sujet en tant que tel et non au représentant d’une
catégorie sociale » ce qui implique que l’enfant en résidence alternée
qui présente des pathologies psychiques ne représente que lui, son cas ne peut
être extrapolé à toute la population des
enfants en résidence alternée. Dans la pratique, malheureusement , on constate souvent dans les décisions des juges, voir
dans le discours de certains avocats ou de parents, une déférence à
l’autorité médicale,aux "experts" alors qu’on sait que la psychologie n’est pas une science
exacte. J’ai toujours en souvenir l’étonnante expérience faite par le professeur Milgram à l’Université Yale de New Haven dans le Connectitud, qui démontrait le caractère automatique non réfléchi d’obéissance à un ordre, dès lors qu’il venait d’un autorité dont la profession est le « savoir » . Cette expérience prolongée, a montré que des infirmières sous les ordres d'une "somnité médicale ", étaient prêtes à administrer une ordonnance mortelle, alors que dans un autre échantillon d'infirmières, ces professionnelles non soumis à cette autorité supérieure médicale , rejetaient l'ordonnance mortelle et refusaient sa mise en oeuvre. N'oublions pas aussi ce que les
"autorité médicales" disaient sur le chemin de fer ,lors de l'implantation
des réseaux férroviaires à la fin du 19ème
siècle, voir les études académiques
médicales sur la "génération spontanée". Socio
désirant que la
co-parentalité soit la base d’une réellepratique
entre les parents en cas de
séparation, ce qui n'est pas le cas de l'illusoire
"autorité parentale conjointe", il m’est apparu
intéressant d’explorer quelques pistes, de faire
des hypothèses, sans généraliser avec pour
seule ambition de contribuer à la
délibération de la société sur un sujet ou
la souffrance est grande, Mon
propos n’est donc pas dans ces
quelques lignes de m’immiscer dans un débat de
professionnels, d'expert de la
santé, de scientifiques
« autorisés », mais en tant que simple
parent "utilitaire" ( selon l'association de psychiatrie)
d’essayer de proposer une réflexion utile, sachant que bien
entendu dans la pratique, il est important
de veiller à ce que l’alternance de la résidence de
l’enfant ne lui soit pas
nocif, l'intérêt principal étant que dans ses
périodes d’éveil l’enfant de bas âge
puisse avoir un temps régulier et suffisamment long avec chacun
de ses parents
pour se construire. Je refuse de laisser au seul « corps médical » aux « sachants » autorité en la matière, fut elle du niveau d’un imminent Chef de service d’un CHU, bien que ses observations ne doivent pas être négligées, les parents ont aussi leur mot à dire . Comme
le souligne le Professeur Régis de Villars (Psychopathologie de
l'enfant et l'adolescent Hopital Pierre Wertheimer de Lyon) dans sa
préface du livre du Docteur L.Kiss "arrêtons le massacre"
: " dans cet ouvrage la définition et le rôle du pédopsychiatre me paraissent très bien défini: éviter de voir de la pathologie partout
et savoir jouer le rôle de conseiller éclairé qui
est de plus en plus demandé. Nous sommes devenus les
prêtes du psychisme" 1°L’attachement un concept qui fait débat depuis 1958? L’attachement de l’enfant à sa
mère constituait selon ce psychiatre, psychanalyste , un besoin primaire (
comme manger, boire, dormir) qui s’exprimait sous la forme de comportements qui
induisaient ou maintenaient le contact ou la proximité avec Selon Eric Loeillet (psychologue), les publications psychologiques de l’époque de Bowlby concernant la nature et le lien de l’enfant faisaient état de quatre grandes théories :
L’enfant en apprentissage a un certain besoin de nourriture et de chaleur. Si c’est maman qui l’intéresse, c’est parce que c’est elle qui assouvit ses besoins ; pour l’enfant elle est source de gratification.
L’enfant a un besoin inné du sein ; il a besoin de le sucer et de le posséder, le sein fait partie d’une mère donc il établit une relation privilégiée avec elle.
L’enfant a une tendance à être en contact avec un être humain et à s’y accrocher. Ce besoin est aussi primaire que le besoin de nourriture et de chaleur.
L’enfant désire retourner dans le ventre maternel. Si comme on l'observe aujourd'hui, la tendance secondaire des relations d’amour de l’objet nourricier, est moins mise en avant du fait d'un investissement plus grand de la mère hors de la sphère familiale , celle de la succion primaire de l’objet, particulièrement que l’enfant a besoin du sein de sa mère est encore bien présente surtout chez les Freudiens avec la théorie freudienne des pulsions et des stades du développement libidinal et les besoins primaires du corps, l'attachement de l’enfant s’étayant sur le besoin primaire de nourriture. Comme F.Dolto le disait, l'enfant à sa naissance quitte un monde in utéro , pour un autre monde où les besoins d'être nourri, changer viennent au premier plan Il n'est pas donc pas anormal que ls freudiens considèrent que seule la mère est la figure principale d'attachement, puisque elle seule est capable de l’allaiter, toutefois il ne faut pas perdre de vue que le sevrage pour libérer les jeunes mamans pour leurs obligations professionnelles est de plus en plus tôt, dès 3mois avec la reprise d'activité de la maman. la nounou, voir la crèche, prennent le relai de "figure principale d'attachement" . Le besoin de l'agrippement primaire à l'objet a été favorisé de nombreuses années par le fait que la mère était celle qui administrait les soins à l'enfant, renforçant la communication mère/enfant, aujourd'hui, toutes les études montrent que les pères s'investissent de plus en plus auprès de leur jeune enfant,qui n'est plus en contact privilégié avec comme seul être humain sa mère, mais bien avec ses deux parents, il suffit d'observer les couples avec jeune enfant, pour voir que dans la très grande majorité des cas , il s'accroche à ses deux parents.Demander aux pères de s'investirent dès le plus jeune âge auprès de leur enfant, pour les traiter ensuite en cas de séparation en parent secondaire, c'est oublier que F.Dolto a toujours dit que les enfants devaient être périphériques dans le couple,
Selon la théorie de Bowlby, dès sa naissance, le nourrisson possède la plupart des compétences nécessaires à la mise en place d’un système interactif avec le monde extérieur, et aujourd’hui nous savons que le bébé naît avec un potentiel d’action prêt à être activé dont : la succion, le cri, le regard etc…. Comme je l'ai déjà dit, pour mettre en œuvre ce potentiel, le bébé va s’adresser à la figure la plus présente, qui lui prodigue les soins, c’est cette figure la plus présente qui s’occupe de lui, qui lui donne satisfaction qui le rassure, avec laquelle il va se sentir en sécurité contre tout danger, quelle soit maternelle ou paternelle. . De 1958, à encore aujourd’hui , on ne peut pas nier que c’est la mère qui le plus souvent est la dispensatrice des soins, mais dès lors que le père s’investit de plus en plus auprès du bébé, pourquoi ne pourrait il pas devenir une figure significatif ? . Dès 1969 Bowlby, indiquait que la théorie de l’attachement ne réduisait pas l’enfant à une interaction étroite avec une figure significative durant la première année De 1988 à 1993, plusieurs recherches sur l’attachement aboutissent à la conclusion que la maman peut être intrusive et l’enfant évitant dans leurs échanges (Belsky et al., 1984; Isabella, 1993; Isabella et al., 1989, 1991; Lewis et Feiring, 1989; Smith et Pederson, 1988) qu’elle peut être sous impliquée en satisfaisant ou pas la demande de l’enfant (Belsky et al., 1984; Isabella et al., 1989, 1991; Isabella, 1993), l'attachement mère/enfant n'est pas toujours parfait.En 1995,les observations de Stevenson-Hinde et Shouldice (1995) montrent que l’attachement dépend de la qualité de l’interaction mère enfant, et non au seul statut « maternel », les mères d'enfants de type sécurisant sont plus sensibles dans leurs interactions que les autres mères, celles d'enfants évitants partagent moins bien leurs plans a leur enfant, celles d’ enfants ambivalents sont les plus conflictuelles et les mères d'enfants désorganisés-contrôlants sont les moins sensibles et les plus inhibées. Si le Docteur Marianne DeWolff et le professeur Van Ljzendoorn (1997) ont démontré à partir d'une méta-analyse , (661 dyades mère bébé étudiées) l'implication majeure de la sensibilité maternelle dans le développement de la sécurité d'attachement chez l'enfant, ces chercheurs ont précisé que, malgré son effet incontestable sur l'attachement, la sensibilité maternelle n' était pas exclusive dans l'explication de l'attachement A la même époque, Tronick et Weinberg (1997) montrent comment la gestion mutuelle des interactions mère-enfant peut être compromise par la dépression maternelle, soit le contexte émotionnel dans lequel elles sont vécues. Selon les psychologues, Moss,Ellen, Cyr,Chantal, les variables parentales, dans l’étude de l’attachement sont importantes , hors on constate que plusieurs études ne rapportent pas de lien entre le tempérament et les comportements d'attachement durant la situation dite « d'Etrangeté » ( Vaughn et Bost, 1999,) Lorsque l’enfant présente des troubles de comportement, la sensibilité maternelle n'est pas seulement à prendre en compte dans l'explication de l'attachement d'autres facteurs comme la qualité des interactions avec sa mère (synchronisme, mutualité, réciprocité), le contexte émotionnel doivent être expliqués. Peu d'études existent sur le lien entre la synchronie mère-enfant et l'attachement, et la majorité des études qui se réfère à l’attachement n’ont pas examiné ce lien auprès de mères dépressives, sachant pourtant que c’est le manque de synchronie avec l’enfant qui provoque de l’insécurité (Ainsworth et al., 1971, 1974, 1978; Isabella et al., 1989; Isabella et Belsky, 1991) Main et Solomon (1986). Lyons-Ruth, Repacholi, McLeod et Silva (1991) et Carlson (1998) ont observé que les mères « désorganisées » sont non seulement insensibles, mais aussi hostiles et menaçantes lorsqu'elles interagissent avec leur enfant. Il est certain que la dépression maternelle, voir le mal être maternel compromet la capacité de la dyade mère enfant a coordonner ses interactions (Cummings et Cicchetti, 1990; Radke-Yarrow, Cummings, Kuczynski, et Chapman, 1985 ; Lyons-Ruth, Alpern, et Rapacholi, 1993; Lyons-Ruth, Connell, Grunebaum, et Botein, 1990; Lyons-Ruth, Zoll, Connell, et Grunebaum, 1986; Teti, Gelfand, Messinger, et Isabella, 1995), même s'il est vrai que certains enfants malgré la dépression de leur mère peuvent développer un attachement sécurisant.(Cohn et Campbell 1992 ; et DeMulder et Radke-Yarrow 1991). Faut-il appliquer le principe de précaution du Docteur Berger à la mère en dépression? chercher pour l'enfant une autre figure d'attachement sécurisante? le père par exemple. Je préfère pour ma part qu'on soigne le mal "être maternel", ou la dépression de la mère plutôt que de priver l'enfant d'une relation avec elle en l'éloignant. Marie Salter Ainsworth psychologue canadienne qui a donné à la théorie de l'attachement de Bowlby un prolongement expérimental, à mis en évidence qu'il existait plusieurs types d’attachements, à partir d’observations de réactions d’enfants à une situation d’étranger en présence et absence de la mère : l’attachement ambivalent et l’attachement esquivé. Lorsque l’enfant présente des troubles de comportement, la sensibilité maternelle n'est pas seulement à prendre en compte dans l'explication de l'attachement d'autres facteurs comme la qualité des interactions avec sa mère (synchronisme, mutualité, réciprocité), le contexte émotionnel doivent être expliqués. Toutefois
dans ces recherches l'introduction d'une perturbation volontaire de la
relation , fut elle librement consenti , pos un problème , sur
la " méthodologie de l'éthique" comment dans ce
genre d'étude prendre en compte le consentement du
bébé et de ses parents comme sujets autonomes? d'autre
part la généralisation de ces paragdigmes de
l'attachement à différentes culture interroge. Nul doute que la séparation du
couple conjugal est souvent pour la mère une période émotionnellement difficile.Il
est étonnant que dans le cadre de l’alternance de la résidence de l’enfant de
bas age , certains professionnels de la santé affirment que cette pratique
serait la cause des dysfonctionnements qu’ils observent chez l’enfant,
sans préciser si dans les cas des troubles chez l’enfant qu’ils observent , ils
ont acquis la certitude que les mères étaient sécurisantes , bien dans
leur peau « organisée ». Si l’attachement à la mère, est crucial, et non contestable, il n’est pas contestable que d’autres liens d’attachement sont aussi tissés avec plusieurs figures dès lors qu’elles sont stables et présentes dans l’environnement de l’enfant , père, grand parent, nounou, frère, tante , oncles etc…, en quoi ces liens d‘attachements devraient être négligés, ramené à une importance secondaire ,au profit du seul lien d’attachement avec la mère? Bien sûr la vie foetale est intense, mais durant cette période l'enfant est nourri et dépendant de la mère, à la naissance l'attachement n'a d'autre fonction que le détachement du bébé de cette vie foetale , l'abandon des privilèges qu'il avait dans sa vie protégée dans le ventre de sa mère pour aller a la rencontre de sa propre vie. Maintenir l'attachement "foetale" par une dépendance principale à la mère, n'est ce pas priver l'enfant de pouvoir s'individualiser, de se séparer pour devenir "une personne" ? Si comme l’indique le Docteur Berger et les associations qui s’appuient sur ses travaux, la mère est la figure d’attachement principale, indispensable que l’enfant ne doit pas quitter, pourquoi appliquer un principe de précaution au seuls couples séparés ou divorcés ? Si la séparation avec la mère est un réel danger pour l'enfant c'est à toutes les mères des couples, mariés, concubinage,séparés,divorcés, pacsés, qu'il faut interdire de se séparer de l’enfant en dehors du cadre défini par le planning « évolutif » proposé par le Docteur Berger. L'objectif des unités Kangourou dans les services de gynécologie-obstétrique c'est de ne pas séparer le nouveau né immature de la poche ventrale maternelle, par sa présence, pour poursuivre une maturation qui le mènera peu à peu à l'autonomie sans jamais quitter sa mère, c'est ce que nous propose le docteur M.Berger et son planning de visite progressif, c'est le syndrome du Kangourou, l'enfant ne quitte jamais sa mère. .Pourquoi les enfants de couples non séparés, mis en crèche, chez des nounous, confiés aux grands parents dès l’age de 3 mois pour permettre à la maman de reprendre une activité, ou mis à l’école maternelle dès l’age de deux ans, ne seraient pas plus en danger que ceux soumis dans le cadre d’une séparation à une alternance de la résidence chez leur père en fonction de leur rythme biologique ?.http://attachment-disorder.net/c1/chapter1_french.pdf 3°Faut il attacher l’enfant de bas age à la mère ? Je ne crois pas, contrairement à ce que certains affirment avec la théorie de l’attachement qu’il soit dans l’intérêt de l’enfant de le cantonner durant la première année de son existence, voir jusqu’à trois ou six ans dans une interaction étroite et privilégié avec sa mère, le père prenant sa place "un peu plus tard", voir jamais. Juridiquement il serait aberrant de revenir plus de deux cent ans en arrière, en remettant en vigueur la vieille loi « révolutionnaire » de 1793, qui fixait la résidence de l’enfant chez la mère jusqu’à six ans et ensuite chez le père. L’enfant de bas âge que ce soit avec sa mère, ou avec son père est naturellement porté vers l’exploration s’il se sent assez en sécurité avec chacun de ses deux parents, même s’ll est extrêmement sensible à la séparation et à toute menace de perte des figures significatives avec lesquelles il se sent en sécurité, rien n’indique que seule la séparation avec sa mère est douloureuse, celle d’avec son père l’est aussi. John Bowlby, psychiatre, psychanalyste insistait beaucoup sur ce qui se déroule entre un an et trois ans, sur cette période où l’enfant construit la maîtrise de son corps et de l’environnement , indiquant que l’important durant cette première année c’est que l'enfant soit sécurisé pour qu’il puisse en confiance les années suivantes explorer le monde extérieur et s’ouvrir à la socialisation. . Avant de désigner la pratique de la résidence alternée comme dangereuse pour l’attachement de l’enfant, il serait important d’abord d’observer dans les cas ou l’enfant souffre, si d'autres caractéristiques parentales, de plus en plus présentes dans notre société telles que le stress par exemple, le support social de mois en moins actif, l’échec du couple, les représentations internes que ce fait la mère de son attachement à l’enfant ne sont pas en cause. Je pense au contraire que c’est en renforçant la pratique de la résidence alternée et le rôle de chacun des parents, qu'on favorisera l’attachement de l’enfant à chacun de ses parents par une dynamique parent-enfant, seule l’alternance permet de répondre à la sensibilité de l’enfant menacé de perdre une figure significative d’attachement représenté par l’autre parent que sa mère, en le portant naturellement vers l’exploration, d’autres mondes que celui restreint de sa mère. Les nombreuses enquêtes faites auprès d'enfants le montre , ils veulent papa et maman. Une mère « équilibrée » automatiquement et naturellement laisse au père sa juste place, même si sur le plan conjugal il y a discorde tout comme d’ailleurs un père équilibré ne dénigre pas et respect le rôle de la mère. Il convient donc d’abord , en cas de souffrance constatée chez un enfant pratiquant l’alternance de la résidence, de déterminer si le dysfonctionnement ne vient pas d’une « ‘désorganisation » d’un parent, plutôt que de remettre en cause systématiquement la pratique de la résidence alternée. Je suis d’accord avec le docteur B. Roualdès Psychiatre et psychanalyste : « ne nous laissons pas abuser par les quelques psychiatres experts et palotins,à la solde de procureurs décidés à surprotéger les mères en réalité abusives ; sous couvert d’hypermorale , ces carriéristes prennent en otage la notion subjective de l’intérêt de l’enfant » Ne tombons pas dans la paranoïa du non à la résidence alternée ! Comme le souligne le Docteur Aldo Naouri (pédiatre) à qui j'ai demandé son avis sur les différentes thèses qui s’opposent au sujet de l’alternance de la résidence concernant le bébé : « c’est une question très difficile. Pourquoi ? Parce qu’on peut toujours évoquer pour tenter d’y répondre les cas limites : un nouveau né dont la mère serait morte en couche aura été élevée par son père sans problème, un père abandonné par sa femme avec un enfant de dix huit mois et qui s’en sera tiré etc…Ces cas nous invitent à prendre acte de l’extraordinaire adaptabilité des enfants. Mais incorrigibles comme nous le sommes, nous cherchons une forme de perfection……» ;. « ….chaque cas serait à prendre comme un cas particulier et qu’il faut toujours se défier de la manière dont le conflit inter-parental risque de se saisir de l’enfant et d’essayer d’en user pour se poursuivre » Récemment lors d'un interview ( Le Point 21 Septembre 2006 page 73) le Docteur A.Naouri a indiqué: " une trace dyadique extrèmement fortye fera en sorte qu'il ne pourra jamais y avoir de relations satisfaisante à l'autre" A la question :" qu'est ce une trace dyadique extrèmement forte? une mère présente dans l'enfance?" le Docteur A.Naouri répond: " oui, c'est celà. Une mère qui aurait sur investi son enfant , en lui laissant croire qu'il était tout pour elle et qu'elle était tout pour lui. Que cet enfant soit un garçon ou une fille d'ailleurs. Les enfants de ces mères là seront à l'age adulte , des candidats potentiels extrèmement fragiles à la pulsion adultérine" Je suis d'accord avec le docteur A.Naouri sur le fait que l'enfant ne doit pas être le centre de la vie des parents, qu'il doit être le produit de l'entente des parents et non pas en être la raison de vivre, et qu'il est important d'une façon précoce de mettre en place chez l'enfant un sentiment de frustration, telle que le Docteur A.Naouri l'a développé dans son ouvrage "les pères et les mères". Si
l'enfant est frustré de ne plus voir sa maman pendant une courte
période adaptée à son rythme, il n'en sera
que plus heureux de la retrouver. Prenant acte de l’adaptabilité des enfants, au nom de la perfection, n’imposant pas systématiquement un principe de précaution écartant la résidence alternée pour les enfants de bas âge. Si en 1958,à la base des recherches de John Bowlby, le modèle de l’attachement était fortement ancré sur la mère et sur la sensibilité maternelle, du fait de leur plus grande présence auprès de l’enfant, aujourd’hui en 2006 la question du rôle du père de plus en plus présent dans les premiers attachements du bébé, ne doit pas être négligé , comme l’ont souligné Lambs, (1977) et le Camus (1997). L’argument féministe, que les pères ne s’impliqueraient pas auprès de jeunes enfants est dépassé, les recherches sur la dynamique du partage des tâches au sein du couple ou les enquêtes à partir d’un échantillon représentatif et non biaisé, ( IPSOS) font consensus sur un point suivant , les hommes s’occupent de plus en plus des enfants , dès lors que leur partenaire leur laisse leur place .http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1361.asp Dans la pratique, lorsqu'ils s'expriment sur ce sujet, les hommes évoquent souvent qu’ils veulent bien s’impliquer dans les tâches ménagères, mais dès lors que cette implication est « négociée » et non imposée en fonction de critères et de planification et « d’ un savoir faire » imposé par leur compagne. En ce qui concerne l’enfant, on constate souvent que si les mères acceptent d’être « assistées » par le père, souvent elles veillent jalousement à ne pas être « remplacées » et elles limitent d’elles mêmes cette assistance, afin que le père ne prenne pas trop de place , et qu’elles conservent un rôle prééminent. D'autre part, lorsque la séparation du couple intervient, et que le père souhaite maintenir sa place auprès de l’enfant, dans les récits des pères qui viennent chercher de l'aide et du réconfort auprès des associations, on constate que pour certaines mères c’est souvent un « vol » de la « chair de leur chair » ;elles considèrent que le père commet l’infraction de vouloir leur subtiliser frauduleusement leur chose qu’est l’enfant en n'acceptant pas qu'elle fixe elle même le degrès de relation père/enfant, le papa est alors assimilé à un délinquant, il devient le « mal » dont il faut éloigner l’enfant. Selon G Dulac (1993), l'idée du partage des soins et de l'éducation de l’enfant, condition imposée par les féministes pour reconnaître un engagement paternel, est restrictive : «Laissant perdurer une inégalité
potentiellement conflictuelle entre le père et la mère, cette situation peut,
avec le cumul de frustrations, engendrer de part et d'autre une défection
secrète et un retranchement. Ces mécanismes, s'ils profitent aux pères, du
moins en apparence, pénalisent les enfants et accablent les mères.» Dans ses recherches, le
Docteur Judith Wallerstein, a constaté que
l'investissement des pères auprès de leurs enfants après la séparation n'a pas
de corrélation avec leur investissement auparavant. Il
suffit d'assister aux réunions d'accueil des associations de
pères en difficultés, pour comprendre que certains papas
qui se
sont beaucoup investis cessent souvent de le faire,
dégoûtés par le
peu de reconnaissance et des visites trop courtes qu’on leur
accorde pour
continuer à assumer leur rôle que la
décision vienne de leur ex compagne, ou de
l'autorité judiciaire, d'autres face au blocage de la
mère, renoncent à
lutter contre sa toute puissance et s'éloignent, souvent en
espérant renouer avec l'enfant "quand il sera grand" , certains
ne cachant pas "qu'un jour la mère ne pourra plus toute seule
faire autorité" par contre à
l'inverse certains peu impliqués lors de
la vie commune , découvrent après la séparation
l’importance de leur présence
auprès de l’enfant et souhaitent faire respecter leur
rôle. L’argument fort
des féministes : « avant la séparation le père souvent n’était pas
investi »ne peut être retenu comme critère qu’après la séparation il ne
s’investira pas. Les pratiques que les parents avaient dans leur fonctionnement
conjugal, n'ont pas de valeur prédictive, sur la situation nouvelle qu’est la
séparation.
Conclusion : sortons de la conception maternaliste
Quoiqu’en disent certains, le bébé est une personne, il est de plus en plus précoce, son intelligence évolue en fonction de sa mémoire, de ses émotions, des interactions sociales de son environnement , auquel il est capable de s’adapter En 1970 le psychologue Robert L.Fantz mettait au point une méthode expérimentale révolutionnant les connaissances sur le monde mental du bébé. Lors d’une de ses recherches il concluait que le temps de fixation du regard de l’enfant était un bon indicateur de l’intérêt que le bébé portait à la nouveauté. En 1985, le protocole mis
en place par Robert L.Fantz permettait à trois chercheurs Renée Ballageon et
E.Spelke et Stanley Vassermannr à partir d’une expérience sur la
« permanence de l’objet » de démontrer que des nourrissons dès
3à5mois possédait parfaitement la permanence de l’objet, alors que le
psychologue Jean-Piaget dans les années 1980 fixait cette compétence à deux ans ,
ce qui démontre qu’une hypothèse( même fut elle avancer par un grand sociologue) ou le sujet ,
peuvent évoluer. Il ne peut y avoir de
théorie dominante en ce qui concerne l’enfant, rien n'est figé, ceux qui
aujourd'hui privilégie la thèse dominante sur l’attachement principale à la
mère devraient être plus réservés sur leurs certitudes. Comme l’indique le Docteur
Boris Cyrulnik
"la résilience définit la capacité à se
développer
quand même, dans des environnements qui auraient dû
être délabrants.". Cette notion de résilience est
récente,
rien n’indique aujourd’hui avec certitude que
l’enfant de bas age n’a pas
la capacité
de surmonter l'épreuve difficile de la séparation de ses parents. Ne peut on pas au contraire, estimer que l’affrontement de
cette situation difficile va au contraire forger cette capacité de résilience lui
permettant devenu adulte d’affronter mieux les vicissitudes de la vie ? Il faut sortir de cette conception maternaliste de la famille ou l’enfant placé "d’abord " est un petit roi surprotégé auquel on donne une image troublée de l’autorité paternelle, considérée comme simple support secondaire de l’autorité maternelle, image de plus en plus dissoute dans une maternalisation croissante. La vérité sur la connaissance du développement de l’enfant n’appartient pas uniquement aux professionnels de la petite enfance, médecins, sociologues, les parents qui pratiquent ont aussi leur mot à dire. Lorsqu’on est parent séparé ou divorcé , pas besoin d’être pédopsychiatre, sociologue, d’avoir des études épidémiologiques, des statistiques, biaisées ou non biaisées, pour comprendre aujourd’hui que dans certains cas, les décisions judiciaires qui éloignent le père sont aberrantes, lourdes de souffrance humaine et destructrices dans la construction de l’enfant. Comme l'indique Claire Van Pevenage, (Service de Psychologie du Développement Professeur Gillot-de Vries, Université Libre de Bruxelles)en conclusion de sa recherche sur la problématique si la garde alternée représentait une formule "idéale" du fait de sa continuité dans la relation aux deux parents ou si elle constituait à 'diviser" l'enfant pour les besoins parentaux ( le fameux syndrome de Salmon des anti résidence alternée) : " la garde alternée apparaît comme une formule de garde qui favorise l'autonomisation des post-adolescentes probablement du fait de la reconnaissance inévitable de l'altérité par leurs parents. D'autre part, ces jeunes femmes ont rapidement dû faire le deuil de la présence quotidienne de chacun de leurs parents ce qui n'est pas le cas des jeunes femmes qui ont vécu une garde monoparentale et qui ne font le deuil que vis-à-vis de la présence quotidienne de leur père" "Etant donné l'ensemble de nos résultats et sans perdre de vue que les sujets que nous avons rencontrés sont des sujets tout-venants, nous pouvons estimer qu'aucun mode de garde n'est clairement préjudiciable au développement de l'enfant. Cependant, dans les cas de garde monoparentale et lorsque qu'il n'existe pas de concertation parentale au sujet des enfants, les post-adolescentes expriment d'importantes difficultés au niveau du départ du domicile maternel" (carnet psy) Bizarrement en France peu d’études sont faites au niveau des troubles psycho comportementales chez ces enfants sans père, ou avec un père mis à distance, souvent dévalorisé dans son rôle, devant sans cesse lutter pour prendre sa place, il n'y a pas de cas pathologiques dans les services de Pédopsychiatrie de CHU , à St Etienne par exemple? .Là aussi l’enfant est en danger, pourquoi le principe de précaution, cher au Docteur Berger, ne s’appliquerait pas ? en cas de pathologie on va mettre l'enfant à distance de la mère chez qui il réside principalement? Pourquoi ce principe de " précaution " ne s'appliquerait qu'à la résidence alternée? Il ne faut plus comme le souligne le Docteur L.Kiss dans son livre: « que les projets de loi favorisant une implication paternelle réelle dans l’éducation des enfants ne sont en fait que de beaux discours pour endormir la masse meurtrie des pères interdit de toute éducation ». Une véritable politique familiale doit être débattue lors de la prochaine élection présidentielle en 2007 , afin que le droit de l’enfant de couple séparé de se construire en passant du temps suffisamment long avec chacun de ses deux parents soit enfin respecté, et qu'on ne laisse plus le juge "seul dans son cabinet" décider. Dans une société démocratique, aucune loi, aucune autorité judiciaire, ne peut empêcher voir supprimer le lien puissant qu’est "l’amour maternel et paternel"sans commettre un abus de pouvoir. Bibliographie M.D.Ainsworth,
S.M., M.D Ainsworth, S.M Bell,& D.J Stayton,. (1974). Infant-mother attachment and social development: Socialization as a product of reciprocal responsiveness to signals. In M.P.M. Richards (Ed.), The integration of a child into a social world (pp. 99-135). London: Cambridge University Press. M.Berger ; Mes parents se séparent; Albin Michel,2003 J Bowlby,. (1969).
Attachment and loss: Attachment Vol. 1. J Bowlby. : Attachement et perte : I. " l’attachement ", II. " Séparation, angoisse et colère ". 1ère ed., PUF, Paris, 1978. III. " la perte, tristesse et dépression ". 1ère ed., PUF., Paris, 1984 J.Bowlby,(1991).
Ethological light on psychoanalytical problems. In P. Bateson (Ed.),
Development and integration of behaviour (pp. 301-313). M.S De Wolff,., & M.H van Ijzendoorn,. (1997).
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