| Point de vue: beau père, parâtre, délégation autorité parentale | |||
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« beau-père » :Le
nouveau compagnon de la mère peut-il faire un père ?
INTRODUCTION
Cette réflexion, n’a pas
pour but de prendre parti dans un sujet où les convictions morales ou
religieuses des individus sont très présentes, mais d’essayer à partir de ces
nouvelles recompositions familiales, de réfléchir sur la fragilisation des
liens familiaux en n’oubliant pas que ce qui fait une " famille",
c’est principalement l’ enfant, et les liens qui se tissent autour de lui. Aujourd’hui ce pose la
question de l’autorité parentale, de la responsabilité des parents, et on
constate que certains « institutionnels » mettent en cause
« l’abandon » par des parents de leur rôle, sans prendre en compte
que le choix de la forme que peut revêtir la constitution de la famille après
une séparation du couple conjugal a pour corollaire la responsabilité reconnue aux
parents, et les moyens qu’on leur donne pour l’exercer S il est couramment
admis, lorsque le couple conjugal est uni
que c’est au sein de la famille que s’acquièrent pour l’enfant les repères
affectifs et sociaux qui constituent le socle du développement futur de
l’individu, et que les fonctions du père et de la mère différentes permettent à l’enfant de
construire son identité, en cas de désunion conjugale, c’est l’inverse qui sera
appliqué, la pratique courante admise d fixation de la résidence de l’enfant
chez un parent (85% des cas la mère), entraîne
la désunion du couple parental, la fonction de la mère étant d’abord privilégiée
auprès de l’enfant celle du père étant secondarisé. Alors
que les solidarités familiales formaient un maillon essentiel du lien social au
XX ème siècle, à l’aube du XXI ème siècle, beaucoup de parents démunis ,
dépassés, démissionnés, doutant de leurs compétences, sont seuls, sans
solidarité familiale, avec des transmissions intergénérationnelles qui font
défaut, du fait d’un éclatement de la famille, et de sa dispersion
géographique. Un statut de
« nouveaux parents » parâtre, marâtre est il une solution pour
récréer de la solidarité familiale ?r
Lorsque le
père biologique n’est pas défunt ou absent « volontaire » le nouveau
conjoint de la mère doit il se substituer ? Dans les réunions d’accueil et d’écoute de pères séparés, on mesure la difficulté à faire cohabiter un père biologique et un « beau père ». Dans son ouvrage(1) " a dans quinze jours" Arnaud Guigue page 61-62 nous livre un témoignage émouvant de son ressenti : « Le beau-père, c’est l’autre. Peut-être est-il pour les enfants un autre père, cela je n’en sais rien, mais pour moi il n’est que l’autre.Je ne sais pour ainsi dire rien de lui. […] Il partage la vie quotidienne des enfants depuis que je suis séparé d’eux. J’ai le souvenir d’avoir beaucoup souffert de cette situation au début. J’enrageais qu’une personne anonyme puisse se substituer à moi aussi radicalement dans l’existence des enfants. Je craignais sincèrement, je crois, de me voir évincé et remplacé du même coup dans mes prérogatives de père. L’idée qu’il puisse se nouer une complicité entre cet inconnu et mes fils m’épouvantait. Il allait nécessairement les éduquer autrement que je ne l’aurais fait, il allait leur inculquer des valeurs contraires aux miennes, inévitablement il ferait tout pour les séduire et tenter, par exemple, de blaguer avec eux. Que mes enfants puissent rire de bon cœur avec lui m’apparaissait comme la pire chose qui pourrait m’arriver. […] Je regrettais sincèrement que cet intrus n’ait pas quelques défauts qui pourraient le rendre antipathique auprès des enfants. » Souvent le
père biologique, mis à distance par des droits de visite et d’hébergements
restreints se sent supplanté par le nouveau compagnon de la mère, avec lequel
son enfant passe plus de temps qu’avec lui, il a le sentiment que le
« beau père» a usurpé sa place. Puisque
« l’autre » a tous les droits en pratique, puisqu’il est plus présent
que lui auprès de l’enfant, certains pères s’interrogent sur l’opportunité
après la séparation de continuer à remplir des responsabilités éducatives et/ou
financières à l'égard de l’enfant. Certains
pères, plutôt que de rivaliser et de souffrir, au nom de l’intérêt de l’enfant,
persuadés que compte tenu qu’ils ne seront reconnu« que père » donc
second parent, renoncent à tous liens avec l’enfant, et tournent définitivement
la page en le rayant de leur vie. Dans d’autres
situations ou le père veut rester présent, on observe quelquefois une difficulté
pour l’enfant, qui déjà tiraillé dans un conflit de loyauté envers ses deux parents,
voit apparaître un « troisième parent » d’autant plus qu souvent le
beau parent pour ne plus faire face aux difficultés et contrainte d la
situation essaie de « surplanté » le parent biologique. Souvent à
la demande du père biologique, les juges vont diminuer la pension du père qu'il
doit verser pour l’enfant dit du « premier lit » le beau-père
contribuant de fait à l'entretien de l’enfant de la première union de leur
femme, ils sont légitimés. La
spécificité du rôle du père qui s’investi de plus en plus auprès de l’enfant,
pose un problème pour notre société : on ne sait pas quel est son rôle exact,
différend de la mère ? il s comporte avc un bébé différemment que la mère,
est ce mauvais pour l’enfant ? La notion
traditionnelle de la figure paternelle qui dit le droit, est en train de se
recomposer dans la société, et si on veut des pères qui s’impliquent auprès du
jeune enfant pour permettre aux mères de s’impliquer dans la sphère privée,
autre que familiale, il ne faut pas en faire des « fusibles » qui
sautent et sont remplacés en cas de court circuit conjugal. Il
est important de construire une véritable fraternité autour de ce problème
central de société qu’est devenu Quelque
soit les aléas sentimentaux et conjugaux, régulièrement en contact avec chacun
de ses parents, ce n’est pas à lui de subir les conséquences du conflit
conjugal de ses parents, comme la grande majorité des enfant le souhaite, il
doit rester AVEC papa, et avec maman L'image
d’un papa, d’une maman et d’un enfant, doit être la référence de la famille
pour un enfant, et non celle de plusieurs papas, de plusieurs mamans. Il est
important qu’on favorise l’apprentissage de la vie en société, avec papa et
avec maman, et non avec des parents d substitution. Comme
le souligne l’UNAF, un statut de « beau parent » serait une fausse
bonne idée, car ce serait instituer une autorité parentale de fait, concurrente
de l’autorité parentale légale, affaiblissant et restreignant l’autorité parentale du parent
biologique, avec risque de générer de nombreux conflits et contentieux dont
l’enfant subira en retour les conséquences. Certes
le « beau parent » dans les familles recomposées doit trouver sa place, mais ça
doit être dans un accord partenarial avec les deux parents biologique, et non
en se substituant à l’un des deux parents biologique, et dans le cadre et avec
respect de l’autorité parentale du parent qui ne vit pas au quotidien avec son
enfant A dans quinze jours Arnaud
GUIGUE date de parution 14-03-2000, N° ISBN – 2227135212 Edition Bayard paration du couple conjugal, le
couple parental demeure, se sont d’abord les parents biologiques qui ont
autorité sur l’enfant. Conclusion
(1) "A dans quinze jours" Arnaud
GUIGUE date de parution 14-03-2000, N° ISBN – 2227135212 Edition Bayard |
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